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<title>Sharkozy</title>
<description>Sarkozy montre l'exemple ?</description>
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	<title>Sarkozy au salon de l'agriculture</title>
	<description><![CDATA[Sarkozy salon agriculture derapageenvoyé par camilocamilo001]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/298404-sarkozy-au-salon-de-l-39-agriculture/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 23:16:00 +0100</pubDate> 
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<item>
	<title>Guy Môquet, assassiné par le grand patronat français</title>
	<description><![CDATA[
      	      	Nous serions professeur, nous ne refuserions pas de lire la lettre de Guy Môquet à nos élèves, comme une directive de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, y oblige les enseignants aujourd’hui sur ordre du président. Nous désobéirions ainsi à leur principal syndicat, le SNES, dont Claudie Martens, la co-secrétaire générale, dénonce en cette initiative une "récupération politique": "Nous obliger à parachuter en plein cours un savoir sur un seul et unique personnage, sorti de son contexte, c’est manquer de respect à notre métier", estime-t-elle. Elle se trompe, en ce que nul n’empêche le professeur de resituer le contexte, et c’est justement ce qu’il convient de faire.             <img style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" alt="b24b6710ceb934f1dd60531cb67ef155" src="http://storage.canalblog.com/20/94/108574/18278382_p.jpg" border="0" height="150" width="116"> Darcos est très clair&nbsp;: "On le dit depuis le début, les enseignants peuvent faire ce qu’ils veulent autour de cette lettre". Chiche&nbsp;! Il faut alors prendre Sarkozy à son propre piège et expliquer en quoi Guy Môquet est mort non en tant que Résistant, mais parce qu’il était communiste. Henri Guaino, conseiller du président, explique à propos du jeune fusillé, dans Libération&nbsp;: "Il tombe victime de la barbarie nazie". La part de vérité de cette affirmation est si partielle qu’elle en devient presque mensongère. Ce sont certes les nazis - en l’espèce le général Stülpnagel - qui ordonnent qu’en représailles à la mort du lieutenant-colonel Holtz, abattu à Nantes par la résistance, on fusille 50 otages. Mais lesquels&nbsp;? Les Allemands <img src="http://storage.canalblog.com/81/07/108574/18278804_p.gif" alt="pucheu" style="margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;" border="0" height="150" width="120">n’interviennent pas dans le choix des victimes. L’homme qui désigne les suppliciés s’appelle Pierre Pucheu, le ministre de l’Intérieur de Pétain. C’est donc lui qui condamne à mort les 27 fusillés de Châteaubriant, groupe auquel appartient le jeune Guy Môquet. Tous sont communistes et le hasard n’a rien à y voir &nbsp;: Pucheu explique clairement son choix comme dicté par la volonté d’ "éviter de laisser fusiller 50 bons Français". A ses yeux, un communiste n’est pas un bon Français. Or celui qui était alors le candidat Sarkozy a déclaré&nbsp;: "Je veux dire que cette lettre de Guy Môquet, elle devrait être lue à tous les lycéens de France, non comme la lettre d’un jeune communiste, mais comme celle d’un jeune Français faisant à la France et à la liberté l’offrande de sa vie". Absurde, puisqu’on a vu que Môquet est mort justement parce qu’il est communiste&nbsp;! Et pourquoi Pucheu choisit-il les otages dans leur rangs&nbsp;? C’est tout simplement qu’il est un digne représentant de cette droite collaborationniste viscéralement anti-rouges, au point de faire sienne la devise&nbsp;: "plutôt Hitler que le Front populaire". Au moment d’entrer en politique, Pucheu n’est pas n’importe qui. "Administrateur des fonderies de Pont-à-Mousson, des aciéries de Micheville, fondateur du Cartel international de l’acier, énumère l’ancien sénateur communiste Maurice Ulrich dans L’Humanité, il est l’un des plus éminents représentants de ce qu’on appelait alors le Comité des forges et de cette bourgeoisie qui, après le triomphe de Hitler, entend prendre sa revanche sur le Front populaire. Pucheu, donc, choisit. Politiquement. Charles Michels, secrétaire général des cuirs et peaux CGT&nbsp;; Jean-Pierre Timbaud, dirigeant de la métallurgie CGT&nbsp;; Jean Poulmarch, dirigeant du syndicat des produits chimiques CGT&nbsp;; Jules Vercruysses, dirigeant du textile CGT&nbsp;; Désiré Granet, dirigeant du papier-carton CGT&nbsp;; Jean Grandel, secrétaire de la fédération postale CGT..." En somme, se débarrassant des syndicalistes, il joint l’utile (pour le patronat) à l’agréable (trucider la vermine rouge).<img alt="aodette" src="http://storage.canalblog.com/67/40/108574/18280840_p.jpg" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" border="0" height="300" width="196">Voilà donc la vérité historique qu’il faut rappeler, à l’occasion de ce que le pouvoir a baptisé "commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés". En faisant d’abord observer que l’utilisation du mot "compagnons" est inappropriée et que le vocabulaire a un sens&nbsp;: les Résistants gaullistes se donnaient du "compagnon" quand les communistes s’appelaient "camarade". Et Môquet lui-même parle de ses co-suppliciés ainsi&nbsp;: "mes 26 camarades". Mais évidemment, le mot "camarade" lui-même, fortement connoté, évoque le communisme comme si on le prononçait en langue soviétique, "tovaritch". On a donc remplacé le mot honni de la droite par un "compagnon" moins "ringard", dixit Guaino. Cette précision utilement apportée aux élèves, il faudra ensuite leur conter comment la frange la plus puissante du patronat français, en cheville avec l’Etat pétainiste, a profité de l’exigence allemande d’exécuter des otages pour éliminer ses opposants politiques en même temps que les animateurs du mouvement social, pour mieux le décapiter. Et enfin leur lire la lettre de ce jeune homme de 17 ans, qui va mourir simplement parce qu’il est le fils de Prosper Môquet, député communiste élu en 1936, et que cette seule filiation suffit aux yeux du gouvernement français de Vichy à lui faire mériter la peine capitale. "Victime de la barbarie nazie"&nbsp;? Plutôt martyr politique aux bourreaux bien Français.         
]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/263912-guy-moquet-assassine-par-le-grand-patronat-francais/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 10:25:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Terrorisme de la pensée</title>
	<description><![CDATA[<img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " height="1" width="10">                         
					 
					



	

		



					
					

					
					

					


					
										

				   
				   
					   
						
						Terrorisme&nbsp;: la preuve bidon de la presse allemande
						<img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " height="10" width="1">
						<img src="http://www.voltairenet.org/IMG/cache-370x290/arton151496-370x290.jpg" alt="" class="spip_logos" height="290" width="370">
						<img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " height="5" width="1">
						La
presse allemande publie une note griffonnée en arabe et raturée qui a
été retrouvée à côté de l’une des deux bombes trouvées en juillet dans
un train allemand. Elle souligne que, selon la police, cette bombe
était destinée à tuer des centaines de personnes. Il va sans dire que
ce bout de papier suffit à conclure que le projet d’attentat était le
fait «&nbsp;des musulmans&nbsp;».

Cependant, les journalistes allemands sont autant
aveuglés par leurs préjugés que leurs collègues occidentaux. Ils n’ont
pas pensé utile de se faire traduire la dite note. Ils auraient
découverts qu’il ne s’agit pas d’une revendication politique déposée
intentionnellement, mais d’une liste de courses (olives, fromage
blanc…) abandonnée par un voyageur après avoir biffé les produits
achetés.

]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/263906-terrorisme-de-la-pensee/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 10:14:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Les corrompus de nos médias</title>
	<description><![CDATA[Après avoir dénoncé la censure qui frappe toute
critique du président Nicolas Sarkozy, les syndicats de journalistes se
sont indigné des diverses fonctions honorifiques et missions rémunérées
offertes par le président de la République à onze chroniqueurs
influents des grands médias. • L’ancien courtisan de François Mitterrand, Jacques Attali, éditorialiste à l’hebdomadaire l’Express, a été nommé président de la commission pour la «&nbsp;libération de la croissance française&nbsp;»
• George-Marc Benhamou, confident officiel l’ancien président Mitterrand, éditorialiste au quotidien Nice Matin et chroniqueur au quotidien La Provence, a été nommé «&nbsp;conseiller pour la culture et l’audiovisuel&nbsp;» du président de la République.
• Jean-Louis Bourlanges, chroniqueur sur la radio France Culture, a rejoint le «&nbsp;Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République&nbsp;»
• Guy Carcassone, chroniqueur à l’hebdomadaire Point, a rejoint le «&nbsp;comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République&nbsp;»
• Jean-Claude Casanova, fondateur de la revue Commentaire, éditorialiste associé au quotidien Le Monde, a rejoint le «&nbsp;comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République&nbsp;»  
• Jean Marie Colombani, ancien directeur du quotidien Le Monde, chroniqueur politique sur France Inter le vendredi matin, et animateur de l’émission «&nbsp;Face à face&nbsp;» sur la chaîne de télévision Public Sénat a accepté une mission officielle de trois mois sur la réforme des conditions d’adoption.
• Olivier  Duhamel, chroniqueur sur France Culture, a rejoint le «&nbsp;comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République&nbsp;»
• Yves de Kerdel, éditorialiste au quotidien Le Figaro et chroniquer à la radio économique BFM, a rejoint la commission pour la «&nbsp;libération de la croissance française&nbsp;»
• Éric Le Boucher, chroniqueur économique au Monde, a rejoint la a commission pour la «&nbsp;libération de la croissance française&nbsp;» 
• Myriam Lévy, qui suivi la campagne de Ségolène Royal pour Le Figaro, a été nommée conseiller en communication du Premier ministre.
• Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique de l’hebdomadaire Le Point, a été nommée conseiller politique du président de la République.

Par ailleurs,
• Marie Drucker, présentatrice du journal télévisé de France 3, est l’épouse d’un député et ancien ministre.
• Christine Ockrent, animatrice de l’émission «&nbsp;Duel sur la 3&nbsp;» sur  France 3,  est l’épouse du ministre des Affaires étrangères
• Béatrice Schoenberg, présentatrice du journal télévisé de France 2 est l’épouse du ministre de l’Environnement.

À l’inverse
• Laurent Solly, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au
ministère de l’Intérieur, a rejoint la direction de la principale
chaîne de télévision TF1.

]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/263900-les-corrompus-de-nos-medias/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 10:05:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Des médias au dessus de tout soupçons</title>
	<description><![CDATA[
Au Venezuela Reporters Sans Frontières appuie depuis deux ans des
medias complices de nombreuses violations des droits de l’homme... et
appuie sur l’accélérateur dans la campagne mondiale contre le
gouvernement de Hugo Chavez. Quels sont ces medias dont RSF valide les
informations&nbsp;? Pourquoi cette stratégie politique d’une organisation
supposée impartiale&nbsp;?Caracas, juin 2004. La récente
découverte d’une cache d’armes dans des locaux appartenant a la chaîne
TV Venevision, rappelle ce dont les medias commerciaux, quasi
monopolistiques au Venezuela, coorganisateur du putsch militaire
d’avril 2002, sont capables en termes de déstabilisation politique. Le
directeur de la chaîne affirme qu’il s’agit “d’armes rouillées”. La
même chaîne de télévision avait, quelques semaines auparavant, comme
François Meurisse dans Libération, affirmé que la découverte de 91
paramilitaires colombiens dans une propriété d’un des dirigeants de
l’opposition vénézuélienne, était, elle aussi, une manipulation du
président Chavez. Un peu vite peut-être&nbsp;: le lendemain, le gouvernement
colombien, pourtant peu suspect d’estime pour le président vénézuélien,
dénonçait cette invasion et dépêchait sa ministre des affaires
étrangers pour superviser le rapatriement des recrues en Colombie.

Venevision est la propriété d’un ami
personnel de George Bush et Jimmy Carter, Gustavo Cisneros. Auteur du
premier coup d’Etat médiatique de ce siècle, ayant fait croire au monde
pendant 24 heures que Hugo Chavez avait fait tirer sur son peuple, le
Murdoch latino coordonne le putsch en avril 2002, accompagné de l’élite
patronale dans son bunker de Caracas et offre son jet aux militaires
putschistes pour évacuer le président. Pendant ce temps, Venevision,
Globovision, et l’ensemble des chaînes privées célèbrent sur un ton
jubilatoire le décret des putschistes abolissant parlement,
constitution, défenseur du peuple, et autres institutions
démocratiques. En 48 heures de putsch, des medias qui ne cessaient de
parler de sauver la liberté d’expression au Venezuela, montrent leur
vrai visage. Leurs «&nbsp;journalistes&nbsp;» mènent la chasse aux opposants en
direct, sur un ton haletant, en compagnie de la police politique, tout
en imposant le black-out sur la résistance croissante de la population
civile. Cible privilégiée, les medias associatifs sont persécutés,
certains de leurs membres arrêtés&nbsp;: on ne lira aucune protestation de
RSF a ce sujet.

Les medias tels que Venevision,
présentent une longue liste de complices dans les violations de droits
de l’homme. Ces implications n’ont pas cessé, comme le montrent les
campagnes médiatiques actuelles contre des dirigeants paysans lies a la
reforme agraire du gouvernement Chavez, traités d’envahisseurs, de
guérilleros, certains assassinés par la suite. En août 2003, lorsque la
Commission Nationale des Télécommunications, dans une opération qui
serait routinière aux Etats-Unis ou en France, applique la loi et
retire quelques relais d’émetteurs installes sans permis légal par
Globovision, celle-ci lance une campagne violente contre cette
«&nbsp;nouvelle atteinte a la liberté d’expression&nbsp;» (que RSF relaie
aussitôt) appelant les citoyens a résister a la dictature qui
s’installe au Venezuela. Alors qu’à aucun moment Globovision
n’interrompt ses programmes, puisque sa fréquence légale et habituelle
ne fait pas problème, les fonctionnaires de la Commission sont conspués
et une grenade est lancée par un commando nocturne contre leurs bureaux.

Liberté d’expression ou dictature médiatique&nbsp;?

Malgré l’échec de leur putsch, tous ces
medias continuent quotidiennement á appeler les militaires d’«&nbsp;agir
vite&nbsp;» pour renverser le président, et accentuent leur pression sur le
Conseil Electoral, a quelques semaines du referendum présidentiel. Au
sein des programmes la contradiction politique est pratiquement nulle. «&nbsp;Que Chavez s’en aille&nbsp;» est le refrain quotidien répeté sur toutes les ondes par les politiques, journalistes, experts, bien d’accord entre eux.

Venevision, RCTV, Televen, CMT,
Globovision, la radio privée, qui occupent 95% du spectre hertzien, et
neuf journaux sur dix, appartiennent a l’opposition. Comme hier au
Chili ou au Nicaragua, ils se servent de «&nbsp;la liberté d’expression&nbsp;»
comme axe central de la guerre médiatique contre un gouvernement
anti-néolibéral, qui a rétabli la souveraineté sur le pétrole, et qui
gène beaucoup l’administration Bush. Des medias par ailleurs racistes
(Chavez, certains de ses ministres, voire les ambassadeurs et
présidentes africains qui le visitent, sont traites de «&nbsp;singes&nbsp;», ce
qui a suscite des protestations diplomatiques auprès d’une des chaînes,
RCTV, en mars 2004). Le gouvernement Chavez, pour sa part, n’a
emprisonne aucun journaliste, fermé aucun média, censuré aucun article.
Pourquoi, des lors, les rapports de Reporters Sans Frontières fait-il
de Chavez une de ses cibles et valident-ils les allégations des médias
privés selon lesquelles le gouvernement Chavez réprime la liberté
d’expression&nbsp;?

La stratégie de RSF au Venezuela

Des ses premiers rapports en 2000, RSF
parle de Hugo Chavez comme d’un futur Castro. On découvre alors que la
correspondante choisie par RSF à Caracas, Maria José Pérez Schael, est
... conseillère de l’opposition. Dans El Universal, en 2002,
l’honorable correspondante de RSF parle des putschistes&nbsp;: «&nbsp;mon coeur vibre á la vue des militaires insurgés, de ces hommes vertueux qui défilent sous nos couleurs nationales&nbsp;». Face aux protestations RSF se résigne á choisir un autre collaborateur.

Mais RSF continue de valider sans
contre-enquête la version des médias d’opposition. Et omet de dire, par
exemple, que des tribunaux vénézuéliens ont établi un lien entre des
militaires putschistes et les «&nbsp;auto-attentats&nbsp;» comme celui de
Globovision destinés à nourrir une image mondiale répétitive a souhait.
A contrario, lorsque la télévision associative Catia Tve, dont les
programmes sont fabriques directement par les habitants des barrios
(quartiers populaires) et qui émet sur tout l’Ouest de Caracas, est
fermée en juin 2003 par un maire d’opposition, RSF, visiblement gêné
par le fait que le seul media ferme au Venezuela l’ait été par
l’opposition, annonce précipitamment, en septembre 2003 sa
«&nbsp;réouverture&nbsp;». C’est faux. A l’heure où nous écrivons (juin 2004),
Catia TVE n’a toujours pas repris ses émissions.

La journaliste Naomi Klein s’est
étonnée que RSF fasse du gouvernement Chavez une menace pour la liberté
d’expression. Selon elle la plus grave menace provient, dans la
réalité, de médias capables d’organiser un coup d’Etat et de groupes
transnationaux dont le propriétaire, Gustavo Cisneros, ne cache pas son
désir de devenir le futur président du Vénézuéla. Récemment le cinéaste
argentin Solanas et l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano, qu’on ne peut
suspecter de naïveté en matière de Droits de l’Homme, ont témoigné de "l’incroyable liberté d’expression en vigueur au Venezuela".Curieusement
les medias français, comme le Monde ou Libération mais aussi Charlie
Hebdo récemment, emboîtent le pas aux medias prives vénézuéliens. Seul
le Figaro, paradoxalement, a échappé jusqu’ici à cette hystérie. Le
patron de RSF Robert Ménard, lui, relaie et renforce les campagnes des
empires médiatiques contre une démocratie transformée en «&nbsp;futur
Cuba&nbsp;». Dans la nouvelle revue «&nbsp;Médias&nbsp;» (la revue de ceux qui ne
veulent pas critiquer les médias) détenue en partie par RSF, Robert
Ménard signe récemment avec Pierre Veilletet un long article plein de
fiel sur le thème «&nbsp;La guérilla des altermondialistes contre l’info&nbsp;».
Les auteurs pestent contre Bourdieu, Ramonet, PLPL, Halimi, puis
écrivent&nbsp;: «&nbsp;Les “alters” ont toutes les indulgences
pour l’ex-putschiste Hugo Chavez, ce caudillo d’opérette qui ruine son
pays mais se contente - pour l’instant&nbsp;? - de discours à la Castro sans
trop de conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens&nbsp;».
Ménard reproche ensuite à Ramonet de «&nbsp;passer sous silence les discours
virulents d’Hugo Chavez contre la presse, les débordements et les
réactions de ses partisans, l’impunité dont ils bénéficient&nbsp;».

RSF n’existait pas encore quand Armand
Mattelard analysant l’alliance des grands médias et de la SIP
(association de propriétaires de médias) dans le renversement
d’Allende, écrivait&nbsp;: «&nbsp;L’enquête judiciaire sur l’administration du
journal El Mercurio, accusé d’irrégularités fiscales, a servi de
prétexte pour dénoncer de soi-disant mesures coercitives contre la
"presse libre". (..) Le message émis par la presse de la bourgeoisie
chilienne revient à sa source, renforcé par l’autorité que lui confère
le fait d’avoir été reproduit à l’étranger. (..) Nous sommes en
présence d’une SIP tautologique. Sa campagne n’est qu’un immense
serpent qui se mord la queue.&nbsp;»
Au moment où s’effrite en France l’aura d’intellectuels médiatiques et
experts en «&nbsp;Droits de l’Homme&nbsp;» qui ont appuyé une guerre dont la
barbarie était prévisible, il est temps d’enquêter sur la stratégie
politique de Robert Ménard, à travers RSF, au Venezuela.




					
					




					
					
					  
					    <img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " height="1" width="80">
					    

						
						
						
					    Thierry Deronne
						Periodista belga residente en Venezuela desde hace ocho años

]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/247922-des-medias-au-dessus-de-tout-soupcons/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Wed, 12 Sep 2007 09:26:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Médias : Qui possède qui ?</title>
	<description><![CDATA[Voici une carte explicative qui va vous permettre de mieux acheter vos journaux en vous montrant quelles entreprises possèdent quels médias.(modèle 2006, format PDF, beaucoup de mémoire (1.5Mo))http://www.leplanb.org/documentation/cartePPA-juin2006_l.pdf

]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/232663-medias-qui-possede-qui/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 17:00:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Médias : pourquoi nous en sommes là ?</title>
	<description><![CDATA[Il y a soixante ans, les Résistants appliquaient leur plan B contre le Parti de la presse et de l'argent (PPA).Août
1944&nbsp;: alors que les Alliés, les Résistants et les insurgés parisiens
libèrent la capitale, les patrons et les journalistes de la presse
collaboratrice détalent sur les pas des soldats allemands. Les équipes
des journaux clandestins occupent immédiatement les salles de rédaction
vides&nbsp;; Combat, Défense de la France, Franc-Tireur, Le Populaire, Libération-Nord, Libération, Front national, Le Parisien libéré ou encore L'Humanité
utilisent désormais les imprimeries des feuilles qui ciraient jusque-là
les bottes nazies. À commencer par la grande presse dite «&nbsp;d'
information&nbsp;» de l'entre-deux-guerres (Le Matin, Le Petit Parisien), qui n'a rien à envier aux titres classés à droite depuis leur création (Je suis partout, L'Intransigeant), ou encore aux nouveaux journaux créés pendant l'Occupation (le nouveau Paris-Soir, Les Nouveaux Temps). Albert Camus, dans Combat, dont le sous-titre réclame le passage «&nbsp;De la Résistance à la révolution&nbsp;», résume alors la situation&nbsp;: «&nbsp;Il est des pardons impossibles et de nécessaires révolutions&nbsp;» (21.10.1944).

Épurer la presse ne suffit pas&nbsp;: il faut «&nbsp;en finir avec l'esprit de médiocrité et les puissances d'argent&nbsp;», comme l'affirme le premier éditorial de Combat
(1). Alors que la France sort exsangue de la guerre, l'accroissement
des contraintes économiques rend nécessaire pour la presse de
s'affranchir des mécanismes du marché&nbsp;; d'où la résolution de la
Fédération nationale de la presse clandestine du 7 avril 1944, qui
exige «&nbsp;l'expropriation dès les premiers jours de toutes les
entreprises de presse et leur dévolution aux organisations de la
Résistance&nbsp;». À ce moment, nul essayiste barbichu ne vient expliquer que «&nbsp;les choses sont plus complexes&nbsp;» ou décréter que la critique radicale des médias est «&nbsp;antidémocratique&nbsp;».

De l'interdiction de la concentration à l'expropriation
Les solutions préconisées par les Résistants sont simples&nbsp;: puisque la
presse aux mains des hommes d'affaires a allégrement collaboré, il faut
soustraire les journaux à l'influence des «&nbsp;puissances d'argent&nbsp;»
en élaborant un statut spécifique de l'entreprise de presse. Après
avoir suspendu toutes les publications ayant obéi aux Allemands et à
Vichy, le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF)
impose aux journaux, dès le 26 août 1944, la publication du nom de
leurs actionnaires. De surcroît, il interdit à tout individu de
posséder plus d'un quotidien d'information générale et politique tirant
à plus de 10 000 exemplaires. Un directeur de publication n'a désormais
plus le droit d'exercer conjointement une fonction industrielle ou
commerciale «&nbsp;qui constitue la source principale de ses ressources et bénéfices (2) &nbsp;».
Il ne s'agit donc pas de punir telle ou telle brebis galeuse ou tondue, mais de faire «&nbsp;table rase&nbsp;» pour créer «&nbsp;Une presse neuve pour une France libre&nbsp;»,
comme l'annonce l'éditorial du premier numéro du Parisien libéré. À
partir du 30 septembre 1944, les biens des journaux de l'Occupation
sont réquisitionnés&nbsp;; l'autorisation de paraître est accordée par le
ministre de l'Information en concertation avec les représentants de la
presse.

Issus pour beaucoup de la France combattante, les nouveaux dirigeants des médias n'ambitionnent pas d'«&nbsp;aider Coca-Cola à vendre son produit&nbsp;». Ils n'estiment pas, à l'instar du pauvre directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin, qu'«&nbsp;on n'y peut pas grand-chose sur le plan des structures économiques. [...] Il est logique que le propriétaire fixe une orientation (3)&nbsp;».
Le 9 octobre 1945, la Fédération nationale de la presse française,
organisation patronale, adopte au contraire une «&nbsp;charte de la presse&nbsp;»
destinée à empêcher le retour «&nbsp;des trusts et des puissances d'argent&nbsp;» qui dominaient jusqu'alors la «&nbsp;presse pourrie&nbsp;». Ce texte définit la presse comme un «&nbsp;service public&nbsp;». Il s'accompagne d'un «&nbsp;Projet de déclaration des droits et devoirs de la presse libre&nbsp;» dont les premiers articles proclament&nbsp;: «&nbsp;La
presse n'est pas un instrument de profit commercial, mais un instrument
de culture&nbsp;; sa mission est de donner des informations exactes, de
défendre des idées, de servir la cause du progrès humain [art. 1er] [...] La
presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance
gouvernementale, ni des puissances d'argent, mais de la seule
conscience des journalistes et des lecteurs [art. 3] (4).&nbsp;»

Pas de nouveau statut, pas de «&nbsp;révolution&nbsp;»...
Si un large consensus existe autour de la nécessité de soustraire la
presse à l'influence de l'argent, encore faut-il élaborer une loi
empêchant la reconstitution du Parti de la presse et de l'argent (PPA).
Les anciens propriétaires des publications interdites par les
ordonnances de 1944 ont beau crier à la «&nbsp;spoliation&nbsp;»,
rien n'y fait&nbsp;: le 11 mars 1946, une loi exproprie la quasi-totalité
des journaux parus sous l'Occupation, sans aucune compensation pour les
dirigeants coupables de collaboration. Les biens de ces entreprises
sont transférés à la Société nationale des entreprises de presse
(Snep), administrée par des représentants de l'État et de la profession
et chargée de les attribuer à des journaux autorisés. Le 13 mars, le
secrétaire d'État à la présidence du Conseil chargé de l'information
parle de «&nbsp;révolution&nbsp;» devant l'Assemblée nationale constituante.
Toutes les conditions semblent alors réunies pour que l'information
devienne autre chose qu'une marchandise banale. Lorsque l'autorisation
de paraître est supprimée, le 28 février 1947, une disposition protège
les fondateurs des journaux autorisés contre l'éviction forcée de leur
propre entreprise. Cela afin d'éviter que «&nbsp;la liberté [...] ne permette en fait aux financiers de s'emparer des journaux&nbsp;», comme l'explique le rapporteur de la loi.
Toutefois, l'attribution définitive des biens transférés à la Snep
(dépourvue de support financier) reste subordonnée au vote d'un nouveau
statut de l'entreprise de presse. Or les nombreux projets déposés
n'aboutissent pas. La mobilisation populaire s'étiole. Simultanément,
les dirigeants et les anciens propriétaires expropriés s'emploient à
favoriser un retour au système commercial ordinaire. Tandis que le
bruit sourd des patrons qui plastronnent sur la plaine redevient
audible, les ouvriers du Livre mènent une grève de près d'un mois. En
mars 1947, seules 115 entreprises sur 809 ayant fonctionné sous
l'Occupation ont fait l'objet d'un transfert.

Des expériences novatrices voient le jour&nbsp;: au Monde
d'Hubert Beuve-Méry, une partie du capital est attribuée à une société
spéciale créée par l'ensemble des rédacteurs. Des projets originaux
sont mis en chantier&nbsp;: en 1946, la Fédération de la presse propose
d'instituer la «&nbsp;société anonyme de presse à participation morale&nbsp;»,
dont la majorité des actions ne seraient pas productives d'intérêts.
Mais la «&nbsp;révolution&nbsp;» de la presse a échoué. Après de longs débats à
la commission de la presse de l'Assemblée Nationale, une nouvelle loi
est votée le 2 août 1954&nbsp;: les transferts à la Snep sont arrêtés et les
entreprises peuvent acquérir les biens qu'elle gérait jusqu'ici. Il
n'est plus question d'un quelconque statut spécifique de l'entreprise
de presse. Le Plan B, déterminé à détruire le PPA, entend
remédier à ce problème en incitant ses lecteurs à reprendre le mot
d'ordre des Résistants&nbsp;: expropriation des entreprises de presse&nbsp;!Notes :(1) Cité dans Laurent Martin, La Presse écrite en France au xxe siècle, Paris, Le Livre de poche, 2005.
(2) Cité dans Claude Bellanger, Jacques Godechot, Pierre Guiral, Fernand Terrou, Histoire générale de la presse française, tome iv, «&nbsp;De 1940 à 1958&nbsp;», PUF, 1975. Sauf mention contraire, les citations suivantes sont tirées de cet ouvrage.
(3) Laurent Joffrin, «&nbsp;Le premier pouvoir&nbsp;», France Culture, 2.10.04.
(4) Publié le 2 novembre 1945. Les auteurs de ce texte étaient Albert
Bayet et Claude Bellanger, deux représentants de la presse clandestine.
Le Plan B n°3 (juillet - septembre 2006)Il y a soixante ans, les Résistants appliquaient leur plan B contre le Parti de la presse et de l'argent (PPA).Août
1944&nbsp;: alors que les Alliés, les Résistants et les insurgés parisiens
libèrent la capitale, les patrons et les journalistes de la presse
collaboratrice détalent sur les pas des soldats allemands. Les équipes
des journaux clandestins occupent immédiatement les salles de rédaction
vides&nbsp;; Combat, Défense de la France, Franc-Tireur, Le Populaire, Libération-Nord, Libération, Front national, Le Parisien libéré ou encore L'Humanité
utilisent désormais les imprimeries des feuilles qui ciraient jusque-là
les bottes nazies. À commencer par la grande presse dite «&nbsp;d'
information&nbsp;» de l'entre-deux-guerres (Le Matin, Le Petit Parisien), qui n'a rien à envier aux titres classés à droite depuis leur création (Je suis partout, L'Intransigeant), ou encore aux nouveaux journaux créés pendant l'Occupation (le nouveau Paris-Soir, Les Nouveaux Temps). Albert Camus, dans Combat, dont le sous-titre réclame le passage «&nbsp;De la Résistance à la révolution&nbsp;», résume alors la situation&nbsp;: «&nbsp;Il est des pardons impossibles et de nécessaires révolutions&nbsp;» (21.10.1944).

Épurer la presse ne suffit pas&nbsp;: il faut «&nbsp;en finir avec l'esprit de médiocrité et les puissances d'argent&nbsp;», comme l'affirme le premier éditorial de Combat
(1). Alors que la France sort exsangue de la guerre, l'accroissement
des contraintes économiques rend nécessaire pour la presse de
s'affranchir des mécanismes du marché&nbsp;; d'où la résolution de la
Fédération nationale de la presse clandestine du 7 avril 1944, qui
exige «&nbsp;l'expropriation dès les premiers jours de toutes les
entreprises de presse et leur dévolution aux organisations de la
Résistance&nbsp;». À ce moment, nul essayiste barbichu ne vient expliquer que «&nbsp;les choses sont plus complexes&nbsp;» ou décréter que la critique radicale des médias est «&nbsp;antidémocratique&nbsp;».

De l'interdiction de la concentration à l'expropriation
Les solutions préconisées par les Résistants sont simples&nbsp;: puisque la
presse aux mains des hommes d'affaires a allégrement collaboré, il faut
soustraire les journaux à l'influence des «&nbsp;puissances d'argent&nbsp;»
en élaborant un statut spécifique de l'entreprise de presse. Après
avoir suspendu toutes les publications ayant obéi aux Allemands et à
Vichy, le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF)
impose aux journaux, dès le 26 août 1944, la publication du nom de
leurs actionnaires. De surcroît, il interdit à tout individu de
posséder plus d'un quotidien d'information générale et politique tirant
à plus de 10 000 exemplaires. Un directeur de publication n'a désormais
plus le droit d'exercer conjointement une fonction industrielle ou
commerciale «&nbsp;qui constitue la source principale de ses ressources et bénéfices (2) &nbsp;».
Il ne s'agit donc pas de punir telle ou telle brebis galeuse ou tondue, mais de faire «&nbsp;table rase&nbsp;» pour créer «&nbsp;Une presse neuve pour une France libre&nbsp;»,
comme l'annonce l'éditorial du premier numéro du Parisien libéré. À
partir du 30 septembre 1944, les biens des journaux de l'Occupation
sont réquisitionnés&nbsp;; l'autorisation de paraître est accordée par le
ministre de l'Information en concertation avec les représentants de la
presse.

Issus pour beaucoup de la France combattante, les nouveaux dirigeants des médias n'ambitionnent pas d'«&nbsp;aider Coca-Cola à vendre son produit&nbsp;». Ils n'estiment pas, à l'instar du pauvre directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin, qu'«&nbsp;on n'y peut pas grand-chose sur le plan des structures économiques. [...] Il est logique que le propriétaire fixe une orientation (3)&nbsp;».
Le 9 octobre 1945, la Fédération nationale de la presse française,
organisation patronale, adopte au contraire une «&nbsp;charte de la presse&nbsp;»
destinée à empêcher le retour «&nbsp;des trusts et des puissances d'argent&nbsp;» qui dominaient jusqu'alors la «&nbsp;presse pourrie&nbsp;». Ce texte définit la presse comme un «&nbsp;service public&nbsp;». Il s'accompagne d'un «&nbsp;Projet de déclaration des droits et devoirs de la presse libre&nbsp;» dont les premiers articles proclament&nbsp;: «&nbsp;La
presse n'est pas un instrument de profit commercial, mais un instrument
de culture&nbsp;; sa mission est de donner des informations exactes, de
défendre des idées, de servir la cause du progrès humain [art. 1er] [...] La
presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance
gouvernementale, ni des puissances d'argent, mais de la seule
conscience des journalistes et des lecteurs [art. 3] (4).&nbsp;»

Pas de nouveau statut, pas de «&nbsp;révolution&nbsp;»...
Si un large consensus existe autour de la nécessité de soustraire la
presse à l'influence de l'argent, encore faut-il élaborer une loi
empêchant la reconstitution du Parti de la presse et de l'argent (PPA).
Les anciens propriétaires des publications interdites par les
ordonnances de 1944 ont beau crier à la «&nbsp;spoliation&nbsp;»,
rien n'y fait&nbsp;: le 11 mars 1946, une loi exproprie la quasi-totalité
des journaux parus sous l'Occupation, sans aucune compensation pour les
dirigeants coupables de collaboration. Les biens de ces entreprises
sont transférés à la Société nationale des entreprises de presse
(Snep), administrée par des représentants de l'État et de la profession
et chargée de les attribuer à des journaux autorisés. Le 13 mars, le
secrétaire d'État à la présidence du Conseil chargé de l'information
parle de «&nbsp;révolution&nbsp;» devant l'Assemblée nationale constituante.
Toutes les conditions semblent alors réunies pour que l'information
devienne autre chose qu'une marchandise banale. Lorsque l'autorisation
de paraître est supprimée, le 28 février 1947, une disposition protège
les fondateurs des journaux autorisés contre l'éviction forcée de leur
propre entreprise. Cela afin d'éviter que «&nbsp;la liberté [...] ne permette en fait aux financiers de s'emparer des journaux&nbsp;», comme l'explique le rapporteur de la loi.
Toutefois, l'attribution définitive des biens transférés à la Snep
(dépourvue de support financier) reste subordonnée au vote d'un nouveau
statut de l'entreprise de presse. Or les nombreux projets déposés
n'aboutissent pas. La mobilisation populaire s'étiole. Simultanément,
les dirigeants et les anciens propriétaires expropriés s'emploient à
favoriser un retour au système commercial ordinaire. Tandis que le
bruit sourd des patrons qui plastronnent sur la plaine redevient
audible, les ouvriers du Livre mènent une grève de près d'un mois. En
mars 1947, seules 115 entreprises sur 809 ayant fonctionné sous
l'Occupation ont fait l'objet d'un transfert.

Des expériences novatrices voient le jour&nbsp;: au Monde
d'Hubert Beuve-Méry, une partie du capital est attribuée à une société
spéciale créée par l'ensemble des rédacteurs. Des projets originaux
sont mis en chantier&nbsp;: en 1946, la Fédération de la presse propose
d'instituer la «&nbsp;société anonyme de presse à participation morale&nbsp;»,
dont la majorité des actions ne seraient pas productives d'intérêts.
Mais la «&nbsp;révolution&nbsp;» de la presse a échoué. Après de longs débats à
la commission de la presse de l'Assemblée Nationale, une nouvelle loi
est votée le 2 août 1954&nbsp;: les transferts à la Snep sont arrêtés et les
entreprises peuvent acquérir les biens qu'elle gérait jusqu'ici. Il
n'est plus question d'un quelconque statut spécifique de l'entreprise
de presse. Le Plan B, déterminé à détruire le PPA, entend
remédier à ce problème en incitant ses lecteurs à reprendre le mot
d'ordre des Résistants&nbsp;: expropriation des entreprises de presse&nbsp;!Notes :(1) Cité dans Laurent Martin, La Presse écrite en France au xxe siècle, Paris, Le Livre de poche, 2005.
(2) Cité dans Claude Bellanger, Jacques Godechot, Pierre Guiral, Fernand Terrou, Histoire générale de la presse française, tome iv, «&nbsp;De 1940 à 1958&nbsp;», PUF, 1975. Sauf mention contraire, les citations suivantes sont tirées de cet ouvrage.
(3) Laurent Joffrin, «&nbsp;Le premier pouvoir&nbsp;», France Culture, 2.10.04.
(4) Publié le 2 novembre 1945. Les auteurs de ce texte étaient Albert
Bayet et Claude Bellanger, deux représentants de la presse clandestine.
Le Plan B n°3 (juillet - septembre 2006)

]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/232654-medias-pourquoi-nous-en-sommes-la/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 16:47:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Rupert Murdoch fait l'acquisision du Wall Street Journal</title>
	<description><![CDATA[
<img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/08/01/h_9_ill_940881_murdoch.jpg" align="right">Rupert Murdoch, le multi multi multi milliardaire magnat de la presse et de la communication, aussi propriétaire du site communautaire Myspace, vient de racheter le groupe Dow Jones, propriétaire du WallStreet journal.Alors que le groupe de Rupert Murdoch est (plus que) soupçonné d'avoir censuré à plusieurs reprises des blogs myspace hostiles à notre fromage présidentiel, l'intervention de cet homme arrive à point nommé alors même que certains journalistes américains commencent à se rendre compte (de manière très relative certes) de l'étendue des dégâts sur l'indépendance de la presse.200 journalistes du Wall Street Journal ont manifesté le 28 juin (comme quoi même aux Etats Unis on manifeste et on fait grève). Les journalistes mettaient en garde contre "une extension inacceptable de son poids médiatique déjà formidable" et ses prises de position "ultraconservatrice" dans de nombreux domaines.Propriétaire des studios de 20thCentury Fox et du site MySpace (qui lui offre une emprise considérable sur les données personnelles et privées de plus de 200 millions d'utilisateurs), il est surtout présent dans la presse écrite au Royaume-Uni (Times, Sunday Times, Sun, News of the World, New York Post) et dans une kyrielle de quotidiens en Australie.Alors qu'en France nos journalistes commencent à se méfier des Lagardères et consorts, il est toujours bon de rapeller la charte du CNR (Conseil national de la résistance) publié en 1944 :Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindrece but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements,groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du CNR, proclament qu'ilssont décidés à rester unis après la Libération :[…]4° Afin d'assurer :- l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple françaispar le rétablissement du suffrage universel ;- la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;- la liberté de la presse , son honneur, et son indépendance à l'égard de l'État, despuissances d'argent et des influences étrangères ;- la liberté d'association, de réunion et de manifestation ;- l'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;- le respect de la personne humaine ;- l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.  
]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/232643-rupert-murdoch-fait-l-39-acquisision-du-wall-street-journal/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 16:11:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>On a détecté un alzheimer précoce chez Sarkozy ?</title>
	<description><![CDATA[<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/s/sarkozy/1972063017-alzheimer-precoce.jpg">EXCLUSIF : Sarkozy victime de la maladie d'Alzheimer ?

]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/232635-on-a-detecte-un-alzheimer-precoce-chez-sarkozy/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 16:09:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Bush - Sarkozy : Même connerie internationale</title>
	<description><![CDATA[
<img src="http://www.syti.net/Images/Sarkozy_rageur.jpg" align="left" height="450" width="276">Nicolas          Sarkozy défend les mêmes orientations          politiques que George W. Bush: réduction des          libertés au nom de la sécurité,          accroissement de la répression policière,          exaltation du patriotisme, communautarisme et discrimination          positive, ultra-libéralisme économique, et          retour de la religion dans la politique. Et lorsque Nicolas          Sarkozy aura abattu toutes ses cartes, il prônera          comme Bush une politique étrangère          basée sur la guerre.                    Comme          Bush, Nicolas Sarkozy a une vision du monde totalement          binaire, dans laquelle les choses ne peuvent être que          noires ou blanches, bonnes ou mauvaises. Cette logique ne          laisse aucune place au dialogue ou à la concertation,          toute opposition étant définie comme          représentant "le mal".                    Nicolas sarkozy utilise donc les mêmes méthodes qui ont fait le succès de Bush.                    Comme          Bush, Nicolas Sarkozy s'imagine que les imbéciles et          les incultes sont majoritaires parmi les électeurs,          et que celui qui peut réunir leurs suffrages est          assuré d'être élu. Et pour obtenir          l'adhésion de cette majorité, les idées          simples sont plus efficaces que les arguments          complexes, et les phrases pleines de non-sens brouillent les pistes dans un monde géré par l'opulence des médias.                    Mais          le simplisme de Bush et de Sarkozy est aussi la          conséquence de leur esprit limité. Pour          résoudre un "problème", l'un comme l'autre ont          pour méthode d'adopter la solution qui apparaît          comme la plus simple, la plus rapide, et à          première vue la plus efficace, en ne prenant en          compte aucune des conséquences de leur action en          dehors du problème visé. Ainsi, l'objectif          défini par Bush était de prendre le          contrôle du pétrole irakien et de          démontrer la puissance militaire américaine          contre tous les pays qui oseraient s'opposer à eux.          Les "solutions" les plus expéditives ont          été choisies: invasion militaire de l'Irak, et          pratique généralisée de la torture.          Mais Bush a superbement ignoré les          conséquences sur d'autres domaines tels que le          respect du droit international et des droits de l'homme,          ainsi que le coût humain, diplomatique et financier de          la guerre en Irak.                     On          retrouve les mêmes méthodes avec Nicolas          Sarkozy. Pour lutter contre "l'insécurité", il          a choisi la solution la plus simple: renforcer au maximum la          répression, en instituant la "tolérance          zéro", en équipant massivement les policiers          de voitures rapides et de flash-balls, mais en ignorant les          conséquences telles que la transformation de ces          policiers en des "cow-boys" au comportement fasciste,          l'augmentation des violences policières, et le          sentiment de révolte des catégories          visées par un harcèlement policier continuel.          Ce sentiment d'être méprisé a conduit          ces catégories à n'avoir plus aucun respect          vis à vis des autres et de la société.          Le résultat de la politique de Sarkozy a finalement          été une augmentation sans          précédent des violences aux personnes. Le          harcèlement policier a également          créé une situation explosive dans les          banlieues, à laquelle Sarkozy à ajouté          l'étincelle par ses propos irresponsables et haineux          (le "karscher" et les "racailles"). Ces propos,          conjugués à la mort de deux jeunes innocents          qui tentaient d'échapper à des policiers          équipés de flash-balls, ont          déclenché une insurrection          des banlieues          pendant 5 semaines en 2005.                     Comme          pour Bush en Irak, le mépris des conséquences          "périphériques" a débouché sur          un échec, y compris par rapport à l'objectif          "simple" qui était visé. Ainsi, l'Irak est          devenu un nouveau foyer de terrorisme et          d'instabilité au Moyen-Orient, sa production          pétrolière est deux fois inférieure          à ce qu'elle était sous Saddam Hussein, et ce          qui se voulait une démonstration de la puissance de          l'Empire est devenue une démonstration d'impuissance.          Et en France, Nicolas Sarkozy a augmenté          l'insécurité qu'il prétendait          réduire, avec une hausse de 20% des violences aux          personnes entre 2002 et 2006. Cette hausse a atteint 70%          dans certains départements.                    &nbsp;          ©          syti.net, 2004-2006  
]]></description>
	<link>http://sarkozy.zeblog.com/232159-bush-sarkozy-meme-connerie-internationale/</link>
	<author>Jack_3rror</author>
	<pubDate>Tue, 31 Jul 2007 16:38:00 +0200</pubDate> 
</item>

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