Qui a bu boira…
“Je n’ai jamais bu une goutte d’alcool de ma vie“, déclarait Nicolas Sarkozy, invité du journal télévisé de TF1, mardi 19 juin 2007.
Pas une goutte d’alcool de sa vie ? Poursuivons la recherche lancée par Eric Mainville, l’auteur du blog “Crise dans les médias“, qui relève que “les journalistes du Monde et du Figaro se sont empressés de consigner dans leurs pages cette phrase présidentielle”
sans vérifier si l’affirmation du président était conforme à la vérité.
Alors prenons le temps d’en savoir un peu plus sur cette troublante
affaire ! Enquête.
Le 26 février 2007 à Sancerre, Nicolas Sarkozy boit un un liquide alcoolisé. Des témoins de la scène ont pourtant alerté la presse.

Le 27 octobre 2006, le ministre de
l’Intérieur Nicolas Sarkozy (C) plaisante avec des riverains dans un
café à Rieutort-de-Randon, lors d’un déplacement en Lozère. On peut
distinguer un verre de pastis innopinément placé sur le comptoir, à
quelques centimètres du futur président de la république. Pure
conïcidence ?

Le 14 avril 2005, le président de
l’UMP Nicolas Sarkozy observe une bouteille de Balthazar, à Vendres,
lors de sa visite auprès de viticulteurs dans le cadre d’une tournée
débutée la veille dans la région Languedoc-Roussillon. Etrange…

Le 4 mars 2005, Nicolas
Sarkozy trinque avec l’ancien ministre de l’Education Jacques Lang,
Porte de Versailles à Paris, lors de sa venue au Salon International de
l’Agriculture. Le verre de l’amitié ?

Le 10 août 2004, le ministre de
l’économie et des finances, Nicolas Sarkozy boit du champagne en
compagnie d’André Daguin, président de l’Union des métiers de
l’industrie et de l’hôtellerie (UMIH-patronat), avant un déjeuner dans
un restaurant à Pyla-sur-Mer. Bien arrosé ?

Le 25 avril 2003, le ministre
de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, boit un verre en compagnie du maire de
Calvi, Ange Santini, dans un café de Calvi en Haute-Corse. Nous n’avons
pas identifié le breuvage.

Le 24 mars 1981, le maire de Paris
et président du RPR Jacques Chirac, une cigarette aux lèvres,
s’entretient à Paris, lors d’un dîner, avec Nicolas Sarkozy, alors âgé
de 26 ans, membre du comité central du RPR, chargé de la jeunesse. Au
premier plan, deux bouteilles débouchées attestent qu’au moins un des
deux protagonistes a consommé de la bière.

Merci Eric pour votre blog.



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A la
demande d'une meilleure sécurité dans les
quartiers populaires, le gouvernement français et son
ministre de l'intérieur ont répondu par une
répression sans précédent,
orientée non pas contre les vrais délinquants,
mais contre les citoyens ordinaires, et souvent, aux
mépris des droits de l'homme. Et une fois de plus,
dans cette hystérie répressive, il y a 2 poids
et 2 mesures...
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Gesticulation et diversion
Depuis
20 ans, le pouvoir réel a progressivement
été transféré vers des
organisations non-élues. (voir
"La
fin programmée de la
démocratie").
Mais pour justifier leur raison d'être devant les
électeurs, les gouvernements élus doivent
montrer qu'ils agissent, et qu'ils ne sont pas seulement des
"chargés de communication" dont le rôle se
limite à annoncer à la population ce qui a
été décidé ailleurs, en amont du
pouvoir politique.
Pour
donner l'impression à la population qu'ils ont encore
un pouvoir et donc que les élections ont encore un
sens, les gouvernements font de la gesticulation sur les
terrains qui leur restent. Tout l'art de gouverner consiste
désormais à imaginer des mesures qui ont une
visibilité dans la vie quotidienne des gens, mais qui
ne sont pas contradictoires avec les intérêts
des multinationales.
Exemples
récents de ce type de mesures: la parité
homme-femme, le PACS, le quinquennat (élire un
président qui n'a plus de pouvoir pour 7 ans ou pour
5 ans, quelle importance!).
Le dernier thème choisi par la gesticulation
gouvernementale est la sécurité
routière.
Des
larmes de crocodile
L'objectif
de réduire le nombre de morts sur la route est
louable, mais il ne peut être crédible tant que
le gouvernement ne s'attaque pas à la première
cause des accidents graves, à savoir les poids
lourds, toujours plus nombreux sur les routes en raison des
méthodes de gestion des entreprises (flux tendus,
sous-traitance et fabrication
délocalisée), et aussi à cause des
conditions de travail dans les sociétés de
transport routier (temps de conduite au-delà des
limites légales,vitesse excessive et conduite
dangereuse au mépris de la sécurité,
chauffeurs étrangers sous-payés et
recrutés dans les pays d'Europe de l'Est où le
permis de conduire peut être "acheté"
grâce à la corruption).
Le
gouvernement reste également silencieux sur une autre
cause majeure d'accident: la consommation massive de
tranquillisants et de somnifères (la France est au
premier rang mondial pour la consommation par habitant de
ces produits).
Lorsque
Nicolas Sarkozy déplore les morts sur la route, on ne
pourra s'empêcher d'y voir des "larmes de crocodile"
tant qu'il ne s'attaquera pas avec équité aux
causes du problème, et tant que le gouvernement ne
montrera pas une compassion équivalente pour les
morts beaucoup plus nombreux dus aux maladies ou aux
suicides causés par la misère et le
chômage, ainsi que pour les morts causés par la
pollution (9500 morts par an en France à cause des
particules cancérigènes émises par les
moteurs diesels, ou encore 16.000 morts en France pendant
l'été 2003 à cause de la canicule
causée par le CO2 lâché dans
l'atmosphère), sans parler des morts
causés par les poisons chimiques et les pesticides
contenus dans l'alimentation et dans l'eau. Le gouvernement
ne se préoccupe pas non plus des centaines de
milliers de victimes de l'industrie médicale et
pharmaceutique (à cause des effets secondaires des
médicaments, de la sur-médication, ou des
maladies
nosocomiales
attrapées par 7% à 12% des personnes
soignées à l'hôpital, et 22% des
personnes soignées dans les services de
réanimation selon les chiffres officiels. Les
infections nosocomiales causent 35.000 décès
en France chaque année en France; elles sont la
quatrième cause de mortalité en France, loin
devant les accidents de la route).
Quand
Sarkozy en fait trop
C'est
Jean-Claude Gayssot (ministre des transports du gouvernement
Jospin) qui avait commencé à exploiter le
thème de la sécurité routière en
instituant les premières peines de prison pour les
responsables d'accidents de la route.
Mais
avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère
de l'Intérieur, une répression
policière hystérique et maniaque s'est abattue
sur les automobilistes, et sur les citoyens ordinaires en
général.

Entre
Orwell et Kafka !
Les
contrôles policiers sur la route sont devenus
incessants. Des amendes (qui représentent souvent le
dixième d'un salaire ordinaire) sont infligées
pour la moindre broutille. Ainsi, des automobilistes se sont
vu infliger des amendes pour défaut d'assurance, sous
le prétexte qu'ils n'avaient pas signé une
petite case présente sur le certificat d'assurance et
dont 90% des gens ignorent l'existence. Sous cette case, en
petits caractères, il est en effet
précisé que le certificat d'assurance n'est
pas valable sans la signature du titulaire.
Encore
plus fou: récemment, un automobiliste a
été verbalisé parce qu'il mangeait un
gâteau tout en conduisant. Sur le PV, le fonctionnaire
de police a formulé l'infraction ainsi:
"Conducteur d'un véhicule en mouvement ne se
tenant pas constamment en état et en position
d'exécuter commodément et sans délai
toutes les manoeuvres qui lui incombent, par l'utilisation
à la main droite d'une viennoiserie. Art.
R412-6-1CR".
Alors
que les hôpitaux et le système éducatif
sombrent dans un délabrement total, des moyens
démesurés sont mobilisés pour traquer
l'automobiliste: patrouilles banalisées qui se
fondent dans la circulation pour surprendre les conducteurs
qui n'ont pas mis leur ceinture ou qui utilisent leur
téléphone portable, jumelles avec visée
radar pour contrôler simultanément les
excès de vitesse et le port de la ceinture,
surveillance du trafic par hélicoptère, radars
automatiques, etc.
Pendant
ce temps, les véritables problèmes de
sécurité ne sont toujours pas résolus:
racket dans les écoles, incendies de voitures,
agressions, viols collectifs dans les caves des
cités, cambriolages, etc. Car cette répression
vise les citoyens ordinaires, et non les délinquants
qui sont utiles au gouvernement pour justifier la
réduction des libertés et pour maintenir la
population dans le stress et la peur.

La
démesure de la répression
Pour
un simple excès de vitesse sans accident, le citoyen
ordinaire peut désormais être condamné
à 1 ou 2 ans de prison. Or compte tenu des conditions
de détention et de la surpopulation carcérale,
être condamné à la prison en France,
c'est être condamné à être
tabassé, violé, au risque d'être
contaminé par le virus du SIDA, ou par la tuberculose
(en forte expansion dans les prisons à cause des
conditions sanitaires dégradantes qui y
règnent). Sans parler des humiliations
pratiquées par les gardiens (fouille au corps
quotidienne, etc).
La vie de tout citoyen peut désormais être
brisée pour une simple infraction
routière.
Par
ailleurs, les radars automatiques et leur système
informatisé pour l'envoi des PV ont
démontré leur manque total de
fiabilité. De nombreux automobilistes
reçoivent des amendes pour des excès de
vitesse qu'ils n'ont pas commis, sur des routes qu'ils n'ont
jamais emprunté. Des retraités qui n'avaient
pas bougé de chez eux, ou encore un agriculteur avec
son tracteur ont reçu des amendes pour excès
de vitesse (le tracteur avait été
mesuré à 120 km/h). Au mépris des
principes élémentaires de justice dans une
démocratie, les amendes des radars automatiques sont
générées par un processus
entièrement automatisé. De la constatation de
l'infraction jusqu'à l'envoi du PV, tout est fait par
des machines, sans intervention humaine et sans
contrôle. Même en cas d'erreur, l'amende
(souvent équivalente à un mois de salaire)
doit être payée immédiatement et sans
possibilité de contester l'infraction. En cas de
refus de paiement, le contrevenant risque une suspension de
son permis de conduire.
Le
résultat est que chaque conducteur vit
désormais dans la peur, même lorsqu'il respecte
le code de la route. Et cette peur fait peut-être
aussi partie des objectifs visés par cette
répression policière: créer un climat
d'oppression et de soumission, pour diminuer la
probabilité d'une réaction de la population
contre la véritable guerre sociale menée par
le gouvernement Raffarin sur le terrain
économique.
2
poids et 2 mesures, comme d'habitude
Pour
le citoyen ordinaire, c'est donc la "tolérance
zéro". Mais pour les responsables de la corruption,
pour les entreprises et leurs crimes écologiques,
financiers, ou sociaux, la tolérance est
illimitée et l'impunité systématique.
(voir l'article "2
mondes, 2 ordres, 2 lois"
et les actualités)
Les
mesures concernant la sécurité routière
ne s'appliquent pas au "monde d'en-haut". Si les ministres
devaient subir eux-mêmes les contraintes qu'ils nous
imposent, ils ne les auraient pas décidées.
Pour eux, il est hors de question de se traîner
à 90 km/h et d'allonger leurs temps de transport de
50% comme les citoyens ordinaires.
En
Novembre 2003, le magazine Auto Plus a utilisé une
jumelle-radar pour prendre Nicolas Sarkozy en flagrant
délit de "grand excès de vitesse", à
103 Km sur une portion de route limitée à 70,
alors que le ministre se rendait à l'inauguration
d'un radar automatique. Au retour, Nicolas Sarkozy a
été à nouveau flashé à 99
km/h sur la même route limitée à 70.
Pour le citoyen ordinaire, un dépassement de plus de
30 km/h entraîne au minimum la suspension du permis et
une amende de 760 euros.
Quelques
jours plus tard, les gendarmes ont intercepté une
voiture du ministère de l'Intérieur qui
roulait à 209 km/h sur l'autoroute, au lieu de 130.
Les occupants de la voiture étaient 3 policiers du
Service de protection des hautes personnalités (SPHP)
qui retournaient vers Paris après être partis
de Nantes, où ils avaient participé avec leur
ministre aux "Assises des libertés locales".
La
réponse des citoyens
Les
citoyens peuvent faire payer sa politique à Sarkozy
en lui infligeant une défaite maximale aux prochaines
élections. Autre moyen d'action plus immédiat:
utilisez le moins possible votre voiture afin de faire
baisser le chiffre d'affaires des industries automobiles et
pétrolières, qui feront alors pression sur le
gouvernement pour qu'il change de politique. Vous ferez du
même coup une bonne action pour
l'écologie...
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